• Dans le BTP, la tradition du gigot soigneusement enveloppé dans du papier kraft avant d’être cuit dans le bitume pour fêter la fin d’un chantier demeure tenace.

    En attendant la mise en bouche, voici la mise en demeure que j’ai adressée au maire de Sèvres :

    SÈVRES, le 22 septembre 2025
    Lettre recommandée avec avis de réception

    Réf. : Mes lettres RAR du 20 décembre 2023 ; du 15 janvier 2024 ; du 30 novembre 2024 ; du 12 août 2025
    Objet : Mise en demeure (dépôt de bitume au 20 rue des Pommerets)

    Monsieur le Maire,

    Par courrier du 20 décembre 2023, je vous ai informé du dépôt de bitume réalisé le 18 décembre 2023 à mon domicile dans des circonstances inhabituelles, à l’initiative des agents missionnés par vos services. Comme annoncé, je vous ai ensuite tenu informé de son retrait, effectué à mes frais le 14 novembre 2024. J’ai également avisé l’administration fiscale du dépôt et du retrait de ce bitume (cf. facture en pièce jointe).

    Dans l’intervalle, ce dépôt inopiné a été invoqué par un tiers dans une déclaration de sinistre auprès d’un assureur. Celui-ci a hâtivement imputé au bitume municipal la responsabilité d’un dégât des eaux prétendument survenu le 27 septembre 2024 chez son assuré, sans procéder aux diligences requises : il s’est contenté de reprendre à son compte un rapport de « recherche simplifiée » financé par l’assuré lui-même. Ainsi, une déclaration contestable s’est vue conférer, par l’effet conjugué du silence de la commune et de la légèreté de l’assureur, une force probatoire artificielle.

    Le 14 août 2025, immédiatement après que vous avez reçu ma relance sur ce dépôt municipal, le même voisin, éconduit une première fois, m’a adressé une nouvelle mise en cause tout aussi infondée que la première. La proximité de ces initiatives avec mes démarches officielles ne saurait passer pour fortuite : la succession rapprochée de dénonciations sans fondement suggère au contraire une instrumentalisation, destinée à faire écran à l’origine publique du dépôt de bitume.

    Afin d’éviter tout contentieux né d’un défaut persistant de réponse de votre part à mes courriers, je vous mets en demeure, en application des principes de transparence administrative et du droit d’accès aux documents administratifs (CRPA, art. L311-1 et s.), de me communiquer, dans un délai de quinze (15) jours à compter de la réception de la présente, la copie intégrale de toute pièce, correspondance ou signalement transmis, le cas échéant, à un tiers public ou privé en lien avec l’intervention du 18 décembre 2023 de votre délégataire, conformément à la liste ci-jointe.

    Je vous prie également de produire, sans restriction, toute transmission relative à cette intervention (procès-verbal, note d’agent, courriel, SMS, bordereau ou document remis au délégataire). À défaut, je vous remercie de bien vouloir me faire parvenir une attestation signée de vos services précisant les recherches internes effectuées et confirmant qu’aucune transmission n’a été opérée ni conservée par la collectivité.

    Ma seule intention est d’obtenir des éclaircissements factuels, afin de prévenir l’enlisement d’un contentieux inutilement alimenté par le silence persistant dont vous entourez cette opération, alors qu’elle a pour origine l’intervention de votre délégataire.

    Pour ma part, j’ai toujours veillé à vous tenir informé, notamment en vous mettant en copie de mes échanges avec l’administration fiscale relatifs à la consistance de mon patrimoine (formulaire H2). Il va de soi que toute information ainsi obtenue par la collectivité doit être traitée dans le strict respect du droit.

    Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de ma considération distinguée.

    Bernard Fontaine

    Pièces jointes :

    • Copie de mes lettres en référence
    • Copie de la facture du retrait de bitume du 13 novembre 2024, transmise à l’administration fiscale le 13 février 2025

    Liste des pièces réclamées :

    1. Ordre de service, bon d’intervention, fiche mission et/ou bordereau du prestataire intervenu le 18/12/2023 (nom du délégataire, n° de marché, immatriculation véhicule).
    2. Toute correspondance interne ou externe relative à ce chantier et au dépôt de bitume municipal sur ma propriété.
    3. Toute pièce ou rapport adressé à un tiers (assureur, parquet, autorité fiscale, etc.), ou attestation indiquant qu’aucun signalement n’a été transmis.
    4. Copie du contrat ou marché public lié aux travaux du 18/12/2023.
    5. Registre des interventions, rapports photographiques et relevés des prestations.

    La suite au prochain épisode : le maire répondra-t-il avant que le bitume ne refroidisse ?

    Bernard FONTAINE

  • Dans mon article du 5 septembre, j’évoquais « un ralentisseur mal calibré ». La règle, pourtant simple, veut qu’ils ne dépassent pas dix centimètres de hauteur, pour épargner les bas de caisse et les amortisseurs des véhicules qui les franchissent.

    Eh bien, dans notre bonne ville de Sèvres – où le bitume excédentaire se déverse aussi généreusement que les promesses électorales, ces dos d’âne ou gendarmes couchés prennent parfois la forme de gendarmes… érigés !

    Le 14 juillet dernier, alors que je prends avec ma famille la route de Menton pour quelques jours de vacances, ma voiture heurte violemment l’un de ces gendarmes érigés rue Léon Cladel. Je roulais pourtant à une allure d’escargot. En cause : le dos d’âne situé près du croisement de la rue Érard. Non seulement il est trop haut, mais il est aussi précédé d’un affouillement qui rend l’obstacle encore plus redoutable. Résultat : la voiture s’enfonce avant de rebondir dans un effet casse-pipe assuré.

    Conséquence immédiate : un bruit de casserole à l’arrière droit, discret d’abord mais qui s’amplifie à mesure que je taille la route. À l’arrivée à Menton, le diagnostic est sans appel : amortisseur arrière-droit hors d’usage. Heureusement, je n’étais pas aussi pressé que les citrons qui ont fait la réputation locale ! Je fais donc remplacer les deux amortisseurs arrière avant de remonter vers la capitale du bitume en veux-tu en voilà.

    De retour à Sèvres, je relate l’incident à la mairie et demande réparation pour défaut d’entretien de la voirie. Depuis ? Silence total. Pas un mot, pas même un accusé de réception : à Sèvres, la parole est d’argent, mais le silence est de bitume.

    Entre-temps, je repense à cette autre “tranchée” : celle ouverte par ENGIE devant chez moi pour une présumée fuite de gaz, aussitôt relayée par le passage du délégataire communal qui, dans la foulée, a bitumé mon allée. Deux opérateurs publics, un seul citoyen, et toujours la même opacité. Simple coïncidence, ou coordination bien huilée ?

    Quoi qu’il en soit, voici la morale de l’histoire : si, en sortant de l’école, vous prenez la route des vacances au départ de Sèvres, allez-y à pied, à cheval, en voiture ou en bateau à voiles, mais surtout pas à dos d’âne !

    Bernard FONTAINE

  • Il y a des élus qui inaugurent des ronds-points, d’autres qui plantent des arbres, d’autres enfin qui réparent les chaussées sans s’arrêter aux limites de la voirie. C’est le cas à Sèvres : à peine a-t-on fini d’y reboucher une tranchée qu’on déverse l’excédent de bitume chez les habitants… avant de faire silence radio.

    Décembre 2023. Un camion communal rebouche une tranchée devant chez moi. En fin d’après-midi, les ouvriers, visiblement pressés de rentrer chez eux à quelques jours de Noël, me proposent de déverser un « petit reste » de bitume devant mon allée, histoire de s’éviter un trajet jusqu’à la déchetterie. Pour leur être agréable, j’accepte. À mon retour : surprise. Ce « petit reste » ne fait pas loin de vingt mètres carrés : une aire de stationnement flambant neuf. Pas de devis, pas d’autorisation, pas de titre de paiement. Serait-ce un cadeau de Noël avant l’heure ?

    Timeo Danaos… On connaît la suite : je me méfie des Grecs, même quand ils font des présents. Je signale illico l’affaire au maire, qui ne pipe mot. J’informe en parallèle le fisc, qui accuse réception. Et comme personne ne bouge, je paie de ma poche pour faire retirer le tout en novembre 2024.

    Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

    Un voisin empressé s’engouffre dans la brèche : il déclare à son assureur (la MATMUT, pour ne pas la nommer) un dégât des eaux prétendument survenu en septembre 2024. Selon lui, c’est l’aire de bitume généreusement épandue chez moi en mon absence qui en serait la cause.
    L’assureur, peu curieux, reprend la version à son compte et m’enjoint de déclarer l’affaire à mon propre assureur. À ma connaissance, aucun expert indépendant n’a été mandaté pour en vérifier l’origine.

    Voilà comment un bricolage municipal se transforme… en pomme de discorde. Et comme nous sommes en pleine mythologie, j’envoie tout ce beau monde se faire voir chez les Grecs jusqu’à ce qu’une lumière soit faite sur le dossier. Plusieurs mois ont passé : j’attends encore.

    Août 2025. Rebelote : le même voisin, déjà éconduit pour cause de déclaration douteuse, me reproche cette fois un « lierre » qui, venant prétendument de chez moi, abîmerait son garage. Or il s’agit d’une vigne vierge… qui pousse dans son propre jardin (le mien en est dépourvu). L’imagination de mon voisin est comme la générosité des ouvriers municipaux : sans limite.

    Curieusement, ces initiatives suivent de près mes courriers à la mairie. Coïncidence ? Peut-être. Mais la succession de ces faits laisse songeur.

    Pour en avoir le cœur net, j’ai adressé une mise en demeure au maire : qu’il produise tout document interne à la collectivité, tel que mails, procès-verbaux ou autres SMS, relatif au dépôt du 18 décembre 2023. Bref, qu’il se prononce sur l’incontinence bitumière dont je suis la cible. À défaut, qu’il produise au moins une attestation pour certifier qu’il n’a joué aucun rôle dans ce déversement inhabituel, ni avant, ni pendant, ni après, au lieu de se terrer dans sa tranchée – tactique d’édile en rase campagne.

    Mais jusqu’ici, silence total : le maire est aux abonnés absents. À croire que l’opacité du bitume est parfois préférable à la transparence administrative.

    Bernard FONTAINE

  • Image générée

    À Sèvres comme ailleurs, les relations de voisinage ne sont pas toujours un long fleuve tranquille. Parfois, un simple désaccord – sur une plante, un mur, une infiltration – déborde la sphère privée pour s’inviter chez… l’assureur.

    C’est ce qui m’est arrivé : mon voisin a saisi son assurance pour un dégât des eaux présumé. Rien d’anormal jusque-là : l’assurance est faite pour ça.
    Mais très vite, le même voisin a pointé du doigt le fameux bitume répandu chez moi, en mon absence, par un camion municipal. Et la mécanique s’emballe : expertises improvisées, demandes de factures, courriers… en cascade !

    Après le bitume générateur d’inondations, voici venu le tour du lierre destructeur.
    Le jour même où je demande à la mairie de répondre enfin à mon courrier — resté lettre morte pendant plus d’un an —, mon voisin m’accuse d’abîmer son garage avec, m’assure-t-il, « mon lierre » envahissant.
    Je lui rappelle gentiment qu’il ne s’agit pas de mon lierre mais bien de son ampélopsis — la sienne, et non la mienne. Comprenne qui voudra.

    Résultat ? La confiance se délite.
    L’assureur, loin de jouer les arbitres neutres, devient parfois — volontairement ou non — le porte-voix d’un seul côté.
    Et le même voisin se retrouve à l’origine de deux dénonciations infondées.

    Deux enseignements s’imposent :
    -nos assurances, si précieuses dans la vie quotidienne, doivent rester des boucliers de protection, non des armes de pression ;
    -et nos institutions locales devraient s’assurer (sans jeu de mots) que de simples litiges de voisinage ne se transforment pas en guerres de tranchées.

    Au fond, c’est toujours la même question qui revient :
    -qu’il s’agisse d’un dégât des eaux opportunément déclaré, d’un ralentisseur trop haut ou d’une plante jugée envahissante,
    qui contrôle les contrôleurs ?

    À Sèvres, mieux vaut surveiller ses plantes que ses voisins.

    Bernard FONTAINE

  • Image générée

    L’expression « du goudron et des plumes » désigne habituellement une sanction infamante infligée jadis à ceux que la collectivité jugeait fautifs.

    À Sèvres, ce n’est pas une métaphore.

    En décembre 2023, un camion de travaux publics mandaté par la commune pour combler une tranchée dans ma rue due à une hypothétique fuite de gaz me demande, en fin de journée, s’il peut déverser dans mon allée « un petit reste de bitume »… À mon retour, je découvre que ce « petit reste » recouvre en réalité une vingtaine de m². Une opération complète, réalisée sans devis ni autorisation, qui change radicalement la donne.

    Dès le lendemain, j’écris au maire : information des faits, demande d’un titre de paiement. Silence. Près d’un an plus tard, j’ai dû faire retirer ce revêtement à mes frais. J’informe le fisc. La mairie, elle, ne répond toujours pas.

    Juillet 2025 : rebelote. Un ralentisseur trop haut, dans une rue de Sèvres, vient heurter le bas de caisse de mon véhicule. Facture et mesures à l’appui, je demande réparation. La commune, là encore, tarde à répondre.

    Une question simple : qui contrôle les contrôleurs ?

    • La mairie doit contrôler ses prestataires.
    • Elle doit corriger les erreurs constatées.
    • Elle doit répondre avec transparence et diligence aux habitants.

    La confiance dans les institutions locales ne se nourrit pas de grands discours, mais de gestes simples : reconnaître les faits, les corriger, en rendre compte. À défaut, le bitume finit toujours par laisser des traces.

    Et si vous aussi avez été témoins d’errances dans notre commune, ne laissez pas ces expériences s’effacer dans le silence. Racontez-les. Plus nous serons nombreux à témoigner, plus la mairie devra entendre nos voix.

    À vos plumes !

    Bernard FONTAINE

  • Un nouveau blog, mais…

    … un blog citoyen, né d’une conviction simple : la vie locale mérite d’être racontée, questionnée, discutée.

    Ici, il ne s’agit pas de grands discours mais d’expériences vécues, de situations révélatrices, parfois absurdes, qui posent toujours la même question : qui contrôle les contrôleurs ?

    Notre philosophie

    • Ancrage local : parler de Sèvres, de ses habitants, de leur quotidien.
    • Esprit citoyen : veiller, questionner, demander des comptes.
    • Participation : donner la parole à chacun, encourager les témoignages.
    • Clarté : écrire simplement, droit au but, sans jargon politique.
    • Un brin d’ironie : montrer les absurdités du quotidien pour susciter réflexion et action.

    Pourquoi ce blog ?

    Parce qu’à Sèvres, comme ailleurs, la confiance dans nos institutions ne se nourrit pas de promesses, mais de gestes simples :

    • Reconnaître les faits.
    • Les corriger.
    • En rendre compte.

    À défaut, il reste toujours le contrôle des citoyens.

    Et vous ?

    Ce blog n’a de sens que si nous sommes plusieurs à faire entendre nos voix. Alors, si vous avez été témoins d’errances ou d’absurdités dans notre commune, ne les laissez pas s’effacer dans le silence. Racontez-les, partagez-les.

    Plus nous serons nombreux à témoigner, plus la mairie devra entendre nos voix.

    À vos plumes !

    Nous mettons ce blog en ligne le 4 septembre 2025.

    Bernard FONTAINE